Génocide

Un génocide est commis à Gaza

Le Droit international s’y oppose.

Le 7 octobre 2023, le Hamas commettait des crimes de guerre en Israël, que la Suisse a condamné à juste titre.

Israël décidait alors « l’effacement » de Gaza, lequel est maintenant effectif : 96 % de toutes les cultures, toutes les infrastructures (routes, écoles, même cimetières) et 92 % des immeubles d’habitation ont été détruits. 1,9 million de personnes (la population de la Suisse Romande) ont été concentrées sur un territoire plus petit que le canton de Genève où elles survivent sous tentes, sans eau courante, ni électricité, ni latrines, où elles sont exposées au froid, à la faim.

Aucun enfant n’atteint la diversité alimentaire requise pour un développement normal une grande partie de l’aide demeurant bloquée à la frontière. À ce jour, plus de 71’000 personnes (dont 18’400 enfants) ont été tuées ; plus de 171’000 personnes ont été blessées. Et le bilan s’alourdit de jour en jour. Les Palestiniens ont été soumis à une cruauté extrême : des enfants ont été abattus par des snipers, d’autres ont dû être amputés sans anesthésie. Plus de 10’863 Palestiniens sont détenus, dont 3’521 sans inculpation ni procès, et soumis à la torture – 84 en sont morts .

Le régime israélien interdit l’accès à la presse, tue les journalistes (289 à ce jour) et les travailleurs humanitaires (500 à ce jour), tue ou arrête d’innombrables médecins. Mais les Nations Unies ont les relais nécessaires pour enquêter. La Commission d’enquête indépendante du Conseil des droits de l’homme sur la situation dans le Territoire palestinien occupé a conclu à la commission de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du crime de génocide. De même que B’Tselem, le Centre israélien d’information sur les droits de l’homme dans les Territoires occupés10 et d’autres ONG.

Par ailleurs, de nombreux dirigeants israéliens ne font pas mystère de leur objectif – la destruction totale puis la colonisation de la bande de Gaza – et assument publiquement les moyens déployés pour l’atteindre, y compris celui de la famine. Aucun doute sur la réalité des crimes internationaux commis, systématiquement, par Israël n’est donc plus permis.

De nombreuses sources nous alertent

La Commission internationale indépendante d’enquête sur le territoire palestinien occupé de l’ONU, dans son analyse juridique du comportement d’Israël à Gaza, établit notamment l’utilisation de la famine comme arme de guerre et appelle le gouvernement israélien à cesser de commettre un génocide à Gaza ;

Independent International Commission of Inquiry on the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and Israel, Legal analysis of the conduct of Israel in Gaza pursuant to the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide, A/HRC/60/CRP.3, un.org/unispal/wp-content/uploads/2025/09/a-hrc-60-crp-3.pdf, consulté le 29 janvier 2026.

La Cour internationale de Justice, dans ses ordonnances du 26 janvier et du 28 mars 2025, a confirmé qu’il existe un « risque plausible de génocide » à Gaza et qu’Israël était tenu de le prévenir ;

Des juristes et personnalités israéliennes de renom – dont l’historien Omer Bartov, l’avocat Michael Sfard, l’avocat Omer Shatz, l’historien Amos Goldberg, l’historien Raz Segal, l’avocat Eitay Mack, la politicienne Zehava Gal-On ou l’historien Ilan Pappé ont publiquement reconnu que le gouvernement israélien commet des actes présentant des caractéristiques de génocide.

La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, dans son rapport intitulé « Anatomie d’un génocide », arrive notamment à la conclusion que la famine est une réalité à Gaza et qu’il existe des motifs raisonnables de croire que le seuil de génocide a été atteint ;

Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Anatomie d’un génocide, docs.un.org/fr/A/HRC/55/73
Consulté le 29 janvier 2026.

L’ONG israélienne B’Tselem dans son rapport intitulé « Our genocide », établit notamment l’utilisation de la famine en tant qu’arme de guerre et exhorte à la reconnaissance du génocide en cours à Gaza ;

B’Tselem, Our genocide, btselem.org/sites/default/files/publications/202507_our_genocide_eng.pdf
Consulté le 29 janvier 2026.

L’association internationale des chercheurs / spécialistes en génocide. confirment l’existence d’un génocide à Gaza.
Ils représentent les 2/3 des experts du monde entier sur le sujet.

Source – Lien
Consulté le 31 janvier 2026.

L’ONG Physicians for human rights reconnaît l’existence du génocide dans son rapport intitulé « Destruction des conditions de vie : une analyse de santé du génocide à Gaza » (traduction libre) ;

Physicians for human rights, Destruction of conditions of life : a health analysis of the Gaza genocide, btselem.org/sites/default/files/publications/202507_our_genocide_eng.pdf, Consulté le 29 janvier 2026.

Amnesty International reconnaît l’existence du génocide dans son rapport intitulé « ‘Vous avez l’impression d’être moins qu’un humain’ : le génocide d’Israël contre les Palestiniens à Gaza » (traduction libre);

Amnesty International, ‘You feel like you are subhuman’, Israel’s genocide against Palestinians in Gaza, p. 124, amnesty.org/en/documents/mde15/8668/2024/en
Consulté le 29 janvier 2026.

Human Rights Watch, reconnaît l’existence du génocide dans son rapport intitulé « Extermination et faits de génocide » (traduction libre);

Human Rights Watch, Extermination and Acts of Genocide, hrw.org/report/2024/12/19/extermination-and-acts-genocide/israel-deliberately-depriving-palestinians-gaza#2270, consulté le 29 janvier 2026.

L’institut Lemkin pour la prévention du génocide, reconnaît l’existence du génocide dans sa prise de position intitulée « Pourquoi nous appelons l’attaque israélienne à Gaza un génocide » (traduction libre) ;

The Lemkin Institute for Genocide Prevention, Statement on Why We Call the Israeli Attack on Gaza Genocide, lemkininstitute.com/statements-new-page/statement-on-why-we-call-the-israeli-attack-on-gaza-genocide, consulté le 29 janvier 2026.

La Fédération internationale des droits humains, reconnaît le génocide dans sa déclaration intitulée « La FIDH dénonce depuis un an le génocide des Palestinen·nes à Gaza »;

Fédération internationale des droits humains, La FIDH dénonce depuis un le génocide des Palestinen·nes à Gaza, fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/israel-palestine/la-fidh-denonce-depuis-un-an-le-genocide-des-palestinien-nes-a-gaza
Consulté le 29 janvier 2026.

Le Droit international s’oppose à cela.